Lors d’une audition de la Commission de la Défense nationale et des Forces armées qui s’est déroulée le 18 février 2026, j’ai interrogé le médecin général des armées, Jacques Margery, Directeur central du Service de santé des armées, sur la condition militaire.
J’ai souhaité l’alerter sur un point déterminant pour la cohésion et l’efficacité de nos forces : le moral des militaires. Celui-ci repose d’abord sur la solidité des familles et sur l’attention concrète portée à la santé mentale des conjoints et des enfants de militaires. Derrière chaque engagement opérationnel, il y a des équilibres familiaux fragilisés par les absences, les mutations et les contraintes propres à la vie militaire. Nous devons mieux accompagner ces réalités.
J’ai également abordé la nécessité de mieux recueillir et protéger la parole des femmes et des enfants confrontés aux violences intrafamiliales, un sujet qui touche aussi les armées. La protection des plus vulnérables et la prévention de toute forme de violence doivent être une priorité absolue, y compris au sein de la communauté militaire.
J’ai par ailleurs soulevé la question des critères d’aptitude à la réserve opérationnelle, alors même que les objectifs d’effectifs portés par la loi de programmation militaire sont ambitieux. Si nous voulons renforcer durablement notre modèle d’armée, nous devons veiller à adapter nos exigences aux besoins opérationnels, tout en maintenant un haut niveau d’exigence et de préparation.
Soutenir nos armées, c’est prendre soin de celles et ceux qui servent, mais aussi de leurs proches. C’est reconnaître que la force de notre défense repose autant sur l’engagement des militaires que sur la solidité humaine et sociale qui les entoure.
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