Renforcement de l’accompagnement des victimes de violences sexuelles et intrafamiliales par la présence d’un chien d’assistance judiciaire, ma proposition de loi.

Chaque année, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles et 5,4 millions d’adultes déclarent l’avoir été dans leur enfance. Les violences, qu’elles soient sexuelles ou intrafamiliales, constituent un phénomène aux conséquences graves, tant pour notre société que pour les victimes. La prévention et la réparation de tels actes doivent passer par un meilleur accompagnement des victimes.

La libération de la parole est une étape essentielle pour briser l’isolement des victimes et enclencher un processus de reconstruction. Or, dans le cadre des violences sexuelles et intrafamiliales le témoignage représente, pour la victime, un moment éprouvant psychologiquement éprouvant et particulièrement anxiogène. Un sentiment de honte, de culpabilité, la peur des représailles ou encore la sidération traumatique peuvent priver la victime de la parole. Chez les mineurs, ces obstacles sont d’autant plus marqués, et peuvent conduire à un mutisme complet au moment de l’audition. C’est dans ce contexte que la présence d’un chien d’assistance judiciaire prend tout son sens.

Depuis 2019, des juridictions françaises expérimentent l’accompagnement des victimes par un chien d’assistance judiciaire, sur le modèle des travaux de la Courthouse Dog Foundation aux États-Unis. Dotés d’une grande capacité d’adaptation et d’accompagnement, ces chiens apportent un soutien émotionnel majeur aux victimes, sans interférer dans le processus judiciaire. Leur présence contribue à apaiser les tensions, à instaurer un climat de confiance et à favoriser l’expression du vécu traumatique.

Face à l’urgence de briser le silence autour des violences, j’ai déposé une proposition de loi visant à renforcer l’accompagnement des victimes de violences sexuelles et intrafamiliales par la présence d’un chien d’assistance judiciaire. Ce texte tend à systématiser leur présence à tous stade de la procédure et sur tout le territoire.

Les victimes de violences, qu’elles soient physiques, psychologiques ou sexuelles, sont le plus souvent emmurées dans le silence et craignent les représailles si elles osent révéler ce qu’elles ont subi.

Il est impératif de les accompagner de manière spécifique et personnalisée.

Retrouvez l’intégralité de la proposition de loi en cliquant sur le lien suivant :

 

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