A l’occasion de la commission de la défense du 3 décembre 2025, j’ai interpellé la Présidente du Haut Comité d’évaluation de la condition militaire sur un enjeu central, la reconnaissance institutionnelle des réservistes.
La réserve militaire, dans l’ensemble des armées, directions et services, occupe aujourd’hui une place croissante dans la réponse aux besoins opérationnels et dans la résilience globale de notre outil de défense. Cet engagement repose souvent sur une implication personnelle et professionnelle particulièrement exigeante : les réservistes doivent concilier leur activité civile, leurs contraintes familiales et la disponibilité requise pour servir la Nation dans des contextes parfois exigeants, voire sensibles. Cette mobilisation volontaire, qui s’appuie sur une profonde motivation et un sens aigu du devoir, constitue un apport essentiel au fonctionnement des forces armées.
Au fur et à mesure que les missions confiées aux réservistes se diversifient et gagnent en responsabilité, la question de la reconnaissance institutionnelle de leur rôle devient centrale. Elle touche tant à la lisibilité de leurs parcours qu’à l’accès à la formation, à la montée en compétence, et à la valorisation des savoir-faire acquis, que ce soit dans leur engagement militaire ou dans leur environnement professionnel civil. Ces enjeux revêtent une importance particulière au regard des ambitions nationales en matière de renforcement de la réserve, la LPM 2024-2030 prévoit en effet une montée en puissance sans précédent de la réserve opérationnelle, avec un objectif de 105 000 réservistes à l’horizon 2035 pour l’ensemble des forces armées.
J’ai donc demandé à Madame Catherine de Salins comment sera évaluée la reconnaissance institutionnelle des réservistes alors que leurs missions et leurs responsabilités ne cessent de croître. Retrouvez le vidéo de cette séquence en cliquant sur le lien ci-dessous :



