Harcèlement scolaire : j’interpelle le Ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse dans l’hémicycle

À l’occasion de la séance des Questions au Gouvernement du mardi 6 juin 2023, Madame Alexandra Martin a interpellé Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse sur l’échec de la politique de prévention du harcèlement scolaire.

Cette question s’inscrit dans le contexte du suicide de la jeune Lindsay survenu le 12 mai dernier après avoir subi pendant huit long mois insultes, brimades et violences physiques quotidiennes de la part de camarades de collège.

« Le suicide de la jeune Lindsay a ému la France entière. Il a démontré une nouvelle fois l’échec de la politique de prévention contre le harcèlement scolaire et le criant manque de considération de la part du Ministre de l’Éducation nationale. »

Elle a rappelé que le harcèlement scolaire est un des nombreux symptômes de violence grandissante dans notre société, y compris chez les plus jeunes. Les chiffres du Ministère sont étourdissants : près d’un élève sur 10 est victime de harcèlement au cours de sa scolarité. Pour ces enfants, les conséquences du harcèlement scolaire sont colossales : échec scolaire, déscolarisation, désocialisation et pour 61% d’entre eux pensées suicidaires.

« Cette réalité insoutenable n’a pas sa place au sein de l’école de la République. Tous les élèves devraient étudier dans un environnement protégé, vivre une scolarité sécurisée et grandir sereinement ».

 

Pour remédier à ce fléau, Madame la Députée en appelle :

– à garantir à tous les élèves de la République, le droit inaliénable d’étudier en sérénité ;

– à former davantage d’enseignants au repérage des situations de harcèlement scolaire pour que jamais plus le harcèlement scolaire ne soit considéré comme une « affaire d’enfants » ;

– à sommer les réseaux sociaux de supprimer les contenus dégradants ;

– et surtout à responsabiliser davantage les auteurs et leurs parents.

 

À ce titre, Alexandra Martin s’inquiète de l’augmentation des faits de violence perpétrés par les mineurs.

« Au même titre que David Lisnard, l’essayiste Naïma M’Faddel et le docteur Maurice Berger, je dénonce la désinhibition des jeunes délinquants et l’inadaptation des sanctions les concernant. C’est la raison pour laquelle j’ai déposé une proposition de loi pour renforcer la lutte contre la délinquance des mineurs. » (Alexandra MARTIN).

Retrouvez ma question en cliquant sur la vidéo ci-dessous

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