Commission sur la protection de l’enfance, ma question au Président du conseil départemental du Nord

Aujourd’hui, de nombreux enfants placés sur décision de justice sont, faute de places, contraints de rester au domicile familial, là où normalement ils auraient dû y être extraits.

Quand la justice ordonne le placement d’une enfant, ce n’est pas pour rien, il a été établi qu’il y avait un danger avéré, que l’enfant pouvait y être victime de maltraitance et donc, rester au domicile familial lui laisse courir un risque fondamental notamment pour sa propre survie.

Quand on décide de placer un enfant, ce n’est pas à la légère et quand il n’y a pas de places à l’Aide social à l’enfance pour l’extraire, c’est très inquiétant.

Des enfants décèdent sous les coups de leurs parents tous les 5 jours, un enfant meurt chaque semaine en France.

L’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) a fait une très bonne étude sur les morts violentes au sein des familles qui a précisé que 49% des enfants décédés sous les coups de leurs parents, étaient préalablement suivis par l’aide social à l’enfance ou bénéficiaient eux-mêmes d’une mesure de protection de l’enfance.

Jeudi 30 mai 2024, Éric Woerth a remis au Président de la République un rapport commandé en novembre 2024 afin « d’apporter plus de clarté à notre organisation territoriale ».

Dans le chapitre « Pour une action publique locale plus efficace », ce dernier préconise que l’État reprenne en main la politique de protection de l’enfance.

La position des départements n’est pas unanime. Certains demandent des États généraux de l’enfance, d’autres que cela reste de leur compétence. Aussi, j’ai questionné le Président du département du Nord pour connaitre sa position sur ce sujet lors de son audition, le 5 février 2025, en Commission de la protection de l’enfance.

Retrouvez ma question en cliquant sur la vidéo ci-dessous :

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