Le 31 juillet 2026, je me suis rendue dans le bar-tabac de Benjamin Saccoletto afin d’échanger sur les difficultés auxquelles sont confrontés les buralistes. Cette rencontre s’est déroulée en présence de Pierre Romero, Président de la Fédération des buralistes des Alpes-Maritimes.
Benjamin Saccoletto m’a fait part des conséquences concrètes de l’augmentation des achats de tabac réalisés hors du réseau officiel français, qu’il s’agisse d’achats transfrontaliers ou de trafics illicites. Cette situation entraîne une baisse des ventes, fragilise l’activité des buralistes et favorise le développement des circuits parallèles.
Alertée par cette réalité de terrain, j’avais saisi, dès le 9 juin dernier, Roland Lescure, Ministre de l’Économie et des Finances, afin d’appeler son attention sur les difficultés rencontrées par les buralistes de notre territoire : le renforcement de la lutte contre les trafics, les écarts de prix avec les pays frontaliers et des mesures permettant de préserver l’équilibre économique de ces commerces de proximité.
Au-delà des sujets évoqués dans ce courrier, nos échanges ont également porté sur plusieurs enjeux majeurs qui préoccupent la profession :
- le développement alarmant de la contrefaçon de cigarettes, qui alimente les réseaux criminels, met en circulation des produits dont la composition est inconnue et porte gravement atteinte au réseau des buralistes ;
- le fléau de la vente de tabac dans certains magasins de nuit, en dehors du cadre légal, qui constitue une concurrence déloyale et fragilise davantage les commerces autorisés ;
- l’importance de la prévention du tabagisme chez les mineurs et de l’application stricte de l’interdiction de vente aux moins de 18 ans, un engagement auquel les buralistes sont pleinement attachés.
Les buralistes jouent un rôle essentiel dans la vie de nos communes en assurant de nombreux services du quotidien.
Je continuerai à porter leurs préoccupations auprès du Gouvernement afin que des réponses concrètes puissent être apportées, tant pour lutter contre les trafics et les ventes illégales que pour protéger la santé publique et préserver l’avenir de ces acteurs indispensables au commerce local.




