Troubles de l’apprentissage et permis de conduire, ma lettre à la Ministre déléguée chargée de l’autonomie et du handicap

L’inclusion des personnes en situation de handicap dans tous les domaines de la vie sociale et professionnelle est un principe fondamental qui doit guider nos actions et nos politiques publiques.

C’est dans cette perspective que j’ai écrit à Madame Charlotte Parmentier Lecocq, Ministre déléguée chargée de l’Autonomie et du handicap, afin d’attirer son attention sur une question d’une importance capitale concernant l’accessibilité et l’inclusion des personnes en situation de handicap, en particulier celles souffrant de troubles DYS, dans le cadre de l’examen du code de la route.

Il est incontestable que l’accès au permis de conduire constitue un levier essentiel d’autonomie et d’inclusion sociale pour nos concitoyens en situation de handicap. Cependant, force est de constater que les modalités actuelles de cet examen ne tiennent pas suffisamment compte des spécificités des personnes vivant avec un handicap cognitif, notamment ceux qui souffrent de troubles DYS (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, etc.).

Les questions du code de la route, telles qu’elles sont actuellement formulées, sont inadaptées à la manière dont ces personnes appréhendent l’information. En effet, leur compréhension du langage écrit, souvent marquée par des difficultés de décodage et de compréhension, est bien différente de celle des personnes non handicapées. Ces difficultés se traduisent par une incompréhension systématique de certaines questions et une inégalité d’accès à l’examen. Au lieu de permettre à ces individus de démontrer leurs compétences en matière de sécurité routière, l’examen en l’état participe à les exclure de la possibilité de réussir cette épreuve et, par conséquent, d’obtenir leur permis de conduire.

Aussi, il serait intéressant de réfléchir à une révision de l’écriture des questions du code de la route. Il s’agirait d’adopter une formulation plus simple, plus claire, et adaptée aux besoins des personnes souffrant de troubles DYS. Une telle révision permettrait de leur offrir une égalité des chances face à l’examen, tout en garantissant qu’ils puissent démontrer leurs aptitudes à conduire en toute sécurité.

Tels sont les éléments que j’ai transmis à madame la Ministre.

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